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lundi 7 janvier 2013
Errance amérindienne, Philippe Sauve, 2010
J'ai entendu parlé de Philippe Sauve à la télévision , avec son documentaire "Sibéria", qui présente son périple En canoé en Sibérie sur le fleuve Lena.
Le gars est sympathique, bien qu'il ai accompli des voyages à pied et à canoé énormes, il est modeste et met toujours ceux qui l'aident en avant. Surtout il n'a pas ce coté agaçant de certains aventuriers qui partent au bout du monde accomplir des exploits, et qui ensuite rentrent chez eux reprendre leur vie bourgeoise, comme s'ils s'étaient payé un séjour au club med.
Quant à ce livre, il est plutot étonnant, sous titré "une initiation à l'Amérique profonde", je m'attendais à un récit de voyage à pied ou à canoé, mais en fait il s'agit du récit d'un voyage sans but précis, en bus généralement, ou l'auteur se laisse guidé par le hasard et rencontre des personnages parfois étranges, plutot marginaux. Le mot errance convient bien, Sauve cogite beaucoup, médite sur des questions mystiques ou philosophiques. Mais c'est plaisant à lire, très différents des récits ou l'on a du mal à suivre tellement il y a de lieux, de gens et d'actions qui se succèdent. Ici c'est plus simple, le rythme est calme, Philippe Sauve reste parfois des jours entiers dans des motels sans sortir;
mercredi 6 juin 2012
La forêt des 29
La Forêt des 29 , Irène Frain, paru aux éditions Robert Lafon, 2011
Vers 1500 après J-C, dans une région aride d'Inde, un jeune paysan, Djambo, va fonder une communauté aux règles différentes de celles en cours, pour vivre de manière plus respectueuse de la nature. Ces règles sont au nombre de 29, on les appelle donc les 29, ou Bishnoïs en Indou.
Ce livre avait fait parler de lui a sa sortie, à une période ou l'on parlait davantage d'écologie, J'avais eut envie de le lire car on le présentait en mettant en parrallèle la situation écologique de cette région d'Inde de l'époque avec la situation d'aujourd'hui: la nature dévastée car surexploitée par l'homme, à cause de plus de la cupidité des puissants (les seigneurs déboisaient et détournaient les cours d'eau pour leurs palais).Et puis car on présentait Djambo comme le créateur de la réflexion écologique, qui a pu sauver les hommes et la nature grace à ses règles.
Ce livre de 450 pages est donc un roman, qui raconte surtout la vie de Djambo. La soucis est qu'il semble qu'on ne sache que peu de choses sur sa vie, il a donc fallu que l'auteur brode, imagine, lui invente une vie, des sentiments et des aventures. J'ai trouvé cette partie parfois lourde,car elle n'apporte rien au message du livre.
Le dernier quart du livre raconte un drame assez incroyable qui s'est passé plus d'une centaine d'année après la mort du fondateur Djambo.Un roi décide d'envoyer ses hommes couper les arbres, dont il besoin pour son palais, sur le territoire des bishnoïs. Ce qui était interdit par l'une de leur règle, les villageois se sont alors interposés, chacun devant un arbre. Les soldats ont alors tués les villageois avant de couper les arbres. Il y a eut 363 hommes, femmes ou enfants tués ainsi. A la suite de cela les bishnoïs obtinrent des garanties de la part de ce roi afin que chacun respecte leur règles sur leur territoire.
Les dernières pages du livre racontent rapidement l'histoire des 29 jusqu'à aujourd'hui, puis pour finir la liste des 29 principes.
L'intérêt de ce roman est surtout de nous présenter cette communauté et leurs principes, pas forcément pour appliquer leur règles, mais s'en inspirer, car dans leur région semi désertique, les ressources sont très limités, les arbres et l'eau sont très précieux. C'est certainement pourquoi leurs règles sont très strictes.
Plus d'infos:
http://www.laforetdes29.fr/foretdes29bonus.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bishno%C3%AF
vendredi 9 mars 2012
L'ami Fritz, Erckmann Chatrian

Le nom de ce livre est bien connu en Alsace, plusieurs restaurants s'appellent "chez l'ami Fritz", on organise chaque année la fête de son mariage à Marlenheim, car il est le symbole de l'alsacien typique.
Le livre est un roman, qui décrit la vie d'un bourgeois dans une petite ville alsacienne. L'intrigue est simple, Fritz est célibataire endurci, se vantant de ne jamais se marier pour rester heureux, ce qui signifie pour lui vivre dans son confort, mangeant et buvant bien. Mais il finit par tomber amoureux et se marrie.
L'intérêt et l'originalité de ce roman est dans la description de l'Alsace rurale du XIXe en temps de paix, avec ses métiers, ses paysages et bâtisses, qui sont très proches de ce qu'ils étaient depuis le moyen-age.
C'est d'ailleurs de là que vient la popularité de ce roman en Alsace, en créant un sentiment de nostalgie par rapport à cette époque et ces lieux, qui n'existent plus, avec des personnages habités d'émotions simples et sincères.
Pour le reste c'est juste rafraichissant, les personnes ne s'intéressant pas au passé campagnard alsacien pourront se passer de cette lecture.
dimanche 29 janvier 2012
L'usage du monde

L'usage du monde, Nicolas Bouvier.
L'auteur part, avec un ami, pour un voyage au long cours en direction de l'Inde. Les deux hommes ont peu d'argent, et utilisent une petite voiture; cela se passe dans les années 50, ils avanceront lentement, au rythme des mauvaises routes, des pannes et des rencontres. Lorsqu'ils n'ont plus de quoi continuer leur voyage, ils essaient de gagner de quoi poursuivre, en donnant des cours, écrivant des articles pour les journaux locaux ou vendant des toiles.
Un récit agréable et bien écrit.
lundi 16 mai 2011
Walden, ou la Vie dans les bois
Ce livre est très connu, notamment depuis le film "into the wild", ou il est le livre de chevet du héros, Chris McCandless. Il a également influencé une partie du mouvement écologiste, et plus ou moins créé le mythe du retour à la nature.
Le livre raconte donc l'expérience menée par l'auteur Henry David Thoreau qui a quitté son petit village américain vers 1845 pour se construire une cabane en forêt et y vivre deux ans, en autarcie alimentaire. Il ne s'agit pas d'un récit ordonné de cette expérience, plutôt d'impressions et d'observations vécues pendant cette période, classées par thèmes. L'auteur est philosophe et poète, et certains passages sont difficiles à comprendre, à cause du style littéraire ancien, des citations poétiques, des références bibliques.
Thoreau décrit beaucoup la nature, est curieux de tous les phénomènes naturels et nous montre qu'on peut observer des choses superbes si on sait regarder. Bien sur son coin d'Amérique est bien plus sauvage que nos coins d'Europe actuelle, moins d'un siècle plus tôt seules quelques tribus indiennes peuplaient les forêts dans lesquelles il se promène.
Le livre a aussi inventé le principe de simplicité volontaire, Thoreau expose, chiffres à l'appui, qu'il est possible de vivre avec très peu de dépenses en se passant du superflu. Il se retournerait surement dans sa tombe en voyant la société actuelle, lui qui trouvait que les paysans du 19e siècle avaient trop de possessions matérielles et un train de vie trop élevé.
vendredi 28 septembre 2007
James Gurney

Aujourd'hui comme je n'ai pas le temps de dessiner mais celui d'écrire, je vais parler d'un excellent site, le blog de James Gurney, http://gurneyjourney.blogspot.com/ . Cet illustrateur est très connu pour ses livres "Dinotopia"( http://fr.wikipedia.org/wiki/Dinotopia ), ou il décrit un continent ou hommes et dinosaures vivent en harmonie. Un peu comme un livre de Conan Doyle dont j'ai oublié le titre.
Gurney travaille à l'huile, et ses illustrations sont très bien conçues, tout à l'air très crédible. De plus, les paysages sont idylliques et l'ensemble très vivant, bref ces livres font rêver.
Mais là je voulais parler de son blog, ou James Gurney nous explique ses méthodes de travail à l'ancienne (il crée des décors et personnages en maquettes pour mieux les peindre), ses influences, et en plus de ça il met à jour quotidiennement.

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